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ÉMISSION IMMÉDIATE

Des crises cardiaques mal diagnostiquées

Jeudi 19 août 2004 / LE JOURNAL DE MONTRÉAL p:7

TORONTO (PC) - Les patients hospitalisés en l'absence des symptômes annonciateurs d'une crise cardiaque, comme une douleur constrictive à la poitrine, font souvent l'objet de diagnostics erronés et peuvent ne pas recevoir de traitements suffisants.

Cela entraîne des taux de décès plus élevés que chez ceux qui manifestent des symptômes plus typiques, indique une étude internationale.

En fait, selon cette étude, les patients ne ressentant aucune douleur à la poitrine sont trois fois plus susceptibles de mourir à l'hôpital que ceux qui sont admis après s'être plaints de ce symptôme typique de la crise cardiaque.

Le docteur Shaun Goodman est l'un des auteurs de l'étude qui portait sur près de 21 000 patients du Canada et de 13 autres pays.

À la surprise des chercheurs, près d'un participant à l'étude sur 10 n'éprouvait pas le classique serrement de la poitrine, a indiqué ce cardiologue de l'hôpital St. Michael's à Toronto. Et ce qui est plus important, dans près d'un cas sur quatre ou sur cinq, les médecins n'ont pas diagnostiqué la crise cardiaque ou l'imminence d'une crise cardiaque.

L'essoufflement était le motif principal qui poussait ces patients à se présenter à l'urgence, indique l'étude. Les autres malaises invoqués incluaient une sudation abondante, des nausées, vomissements ou étourdissements.

Or, près de 24 pour cent des patients ne manifestant pas de douleur à la poitrine ont fait l'objet d'un diagnostic initial erroné à leur arrivée à l'hôpital, tandis que seulement 2,4 pour cent des patients montrant des symptômes typiques ont fait l'objet d'un diagnostic erroné, révèle l'étude menée entre juillet 1999 et juin 2002.

Source: Journal de Montréal / jeudi 19 août 2004  NOUVELLES  page:7

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